"Intrusion" chez le couple Royal-Hollande: enquête préliminaire, la police judiciaire saisie
Le parquet de Nanterre a désigné jeudi la police judiciaire (PJ) des Hauts-de-Seine pour mener une enquête préliminaire sur l'"intrusion" dans l'appartement du couple Ségolène Royal-François Hollande à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Pour ce délit mineur, la PJ a été saisie "eu égard à la personnalité des victimes", la très probable candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle Ségolène Royal et le premier secrétaire du PS François Hollande, a-t-on ajouté de même source.
Une source proche de l'enquête a précisé vendredi matin de son côté que la PJ ne disposait pour l'instant d'aucune piste, le ou les intrus étant repartis sans laisser de traces. "Rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants de l'appartement", a estimé par ailleurs la source judiciaire.
En effet le ou les intrus sont entrés en fracturant une fenêtre de l'arrière de l'appartement situé en rez-de-chaussée, où la configuration des lieux est telle que rien ne permet de savoir que le logement est celui du couple Royal-Hollande, selon la même source.
Ségolène Royal a annoncé vendredi qu'une "intrusion" avait eu lieu pendant ses vacances dans son appartement de Boulogne et a reproché au ministère de l'Intérieur d'avoir diffusé cette information qu'elle voulait garder "confidentielle".
"Il ne s'agit pas d'un cambriolage, mais d'une intrusion et de la fouille intégrale de mon domicile où rien n'a été volé", a dit Mme Royal. "Tout a été retourné, les placards ont été vidés", a-t-elle ajouté. Elle a précisé qu'elle n'avait "pas porté plainte" mais qu'elle avait "fait un signalement au commissariat (de Boulogne, ndlr) en demandant que l'incident reste confidentiel".
"Je trouve scandaleux que cette information ait été diffusée par le cabinet du ministre de l'Intérieur, alors que j'avais demandé que cet incident reste confidentiel", a-t-elle encore déclaré.
Puisqu'il n'y a pas eu cambriolage d'après Mme Royal, elle a parlé de "fausse information" qui pourrait "porter atteinte à la sécurité" de sa famille. Elle a encore indiqué qu'elle avait "fait vérifier la sécurisation de ses lignes téléphoniques".
Le ministère de l'Intérieur a démenti vendredi avoir "divulgué" la moindre information à ce sujet, affirmant dans un bref communiqué "après les déclarations de ce matin de Mme Royal qu'aucune information à caractère confidentiel concernant une éventuelle intrusion de son domicile a été divulguée par ses services ou le cabinet du ministre d'Etat" Nicolas Sarkozy.