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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 19:12

Goldman Sachs : le scandale expliqué aux nuls

Qu’est-ce que « l’affaire Goldman Sachs » ? De quoi accuse-t-on la banque d’affaires ? 

 


Un manifestant tient une pancarte où il est écrit « L’avidité tue » devant les bureaux de Goldman Sachs (Jessica Rinaldi/Reuters)

 

Les dirigeants de Goldman Sachs, qui d’habitude font trembler la planète, sont ces jours-ci dans leurs petits souliers. Le scandale qui frappe la banque d’affaires ne cesse de grandir et de se politiser, alors que les démocrates au pouvoir aux Etats-Unis cherchent à faire voter par le Congrès une nouvelle régulation bancaire.

Il y a une dizaine de jours, la SEC, gendarme boursier américain, a décidé d’ouvrir des poursuites pour fraude. Mardi, le PDG du groupe, Lloyd Blankfein, et cinq autres dirigeants de la grande banque d’investissement (30 000 salariés) doivent être longuement entendus par une commission d’enquête sénatoriale présidée par Carl Levin.

Accusés de s’être enrichis sans scrupules au détriment de leurs clients (et accessoirement d’emprunteurs asphyxiés par la crise), ils se défendent en dénonçant une instrumentalisation politique de l’affaire. Une fois n’est pas coutume dans la banque, ils claironnent les pertes qu’ils ont subies sur le marché des « subprimes », histoire de prouver leur bonne foi.

1

De quoi la banque Goldman Sachs est-elle accusée ?

Elle est accusée d’avoir spéculé sur l’effondrement des produits de type « subprimes » qu’elle avait refourgués à ses clients. Il s’agit de produits complexes, adossés à des crédits immobiliers aux Etats-Unis.

Pour se remettre en mémoire la façon dont marchent ces produits (toxiques), cette petite vidéo pédagogique et ludique, coproduite par Rue89. (Voir la vidéo)

 

La SEC enquête plus précisément sur une fraude potentielle d’un milliard de dollars, liée à un conflit d’intérêt. Sa plainte a été déposée au civil, pas au pénal.

Début 2007, pour permettre à un de ses bons clients, le milliardaire John Paulson, de spéculer sur l’effondrement de l’immobilier qu’il sentait venir, Goldman Sachs a créé un « véhicule » financier bourré de subprimes, Abacus 2007 AC-1, qu’il avait fourgué à divers investisseurs.

En vendant à découvert de l’Abacus, Paulson a engrangé jusqu’à 1 milliard de dollars de profit... Autrement dit, pendant que Goldman Sachs incitait ses clients à jouer l’immobilier à la hausse, son gros partenaire Paulson, inspirateur du fonds, pariait à la baisse sur les même valeurs...

2

Pourquoi l’affaire est-elle devenue politique ?

Barack Obama s’est engagé dans un bras de fer avec Wall Street pour réguler un peu plus sérieusement les activités bancaires.

Dans ce contexte, l’affaire Goldman Sachs a pris des proportions politiques dépassant largement la simple affaire Abacus : la banque est accusée d’avoir cherché à faire des profits sur le dos de milliers de foyers en difficulté.

L’affaire est d’autant plus sensible que la même banque a ensuite reçu 10 milliards de dollars d’argent public pour consolider ses bases...

Samedi, le Sénat a diffusé des e-mails montrant que les employés de Goldman Sachs savaient pertinemment que leur banque gagnait de l’argent en spéculant sur l’effondrement du marché immobilier : elle pariait de la main droite sur la chute des produits dérivés qu’elle vendait de la main gauche à ses clients.

Exemple d’un e-mail envoyé par le patron Lloyd Blankfein à un de ses cadres, en novembre 2007 :

« Bien sûr, nous n’avons pas évité le foutoir de l’immobilier. On a perdu de l’argent, et puis on s’est refait, et même au-delà, grâce à des “shorts”. »

D’autres e-mails vont dans le même sens : en 2007, des employés se vantaient de se faire de l’argent sur la fragilité des produits dérivés adossés aux crédits immobiliers...

3

Quelle est la défense de Goldman Sachs ?

Ce week-end, Goldman Sachs a décidé de rétorquer en insistant sur ses propres gamelles sur le marché des subprimes. A tout prendre, mieux vaut être accusé d’incompétence que de malhonnêteté, semble aujourd’hui considérer la banque (qui se vantait pourtant, il y a peu, d’avoir traversé avec brio la crise des subprimes).

 

Goldman Sachs déclare donc qu’elle a essuyé une perte de 1,2 milliard de dollars sur ses activités liées aux crédits immobiliers en 2007 et 2008. Ce qui, selon la banque, démontre qu’elle a été, comme tout le monde, prise au dépourvu par cette crise.

A propos des e-mails divulgués samedi par le Sénat, les porte-parole de Goldman Sachs affirment qu’ils sont « sortis de leur contexte » et qu’ils ont été montés en épingle après avoir été choisis parmi 20 millions de pages de documents fournies au Sénat.

La firme publie à l’intention de la presse plusieurs autres e-mails allant dans le sens inverse des accusations de la commission d’enquête sénatoriale.

4

Qui sont les acteurs du scandale ?

L’audition de mardi relève du théâtre, grommelle Goldman Sachs. Dans cette pièce, cinq acteurs se distinguent : John Paulson, Fabrice Tourre, Jonathan Egol, Lloyd Blankfein et Carl Levin. Présentations.

  • John Paulson

John Paulson, diplômé de Harvard, est un milliardaire qui a accru sa fortune grâce aux subprimes. Pour donner une idée de la puissance de son fonds, Paulson détient des participations dans plusieurs banques américaines et même 2% de Renault. Il a récemment fait parler de lui en accordant 1,5 million d’euros à la nouvelle fondation Carla Bruni-Sarkozy à New-York.

  • Fabrice Tourre

L’affaire s’est nouée autour d’un trader français basé à Londres, Fabrice Tourre, un centralien diplômé de Stanford qui s’auto-surnomme « Fabulous Fab ». Beau début de carrière à Goldman Sachs : selon le Wall Street Journal, Tourre, 30 ans, aurait touché 2 millions de dollars en 2007.

En janvier 2007, Tourre écrit à son amie que le marché immobilier « est sur le point de s’effondrer » :

« [...] Seul survivant potentiel, le Fabulous Fab, debout au milieu de toutes ces transactions complexes, à fort effet de levier, exotiques, qu’il a créées sans forcément comprendre toutes les implications de ces monstruosités ! »

Un mois plus tard pourtant, il rédige un document de 65 pages créant le fond Abacus 2007-AC1 à destination de la clientèle d’investisseurs, bourré de produits qui lui semblent sur le point de s’effondrer... Dans un e-mail, il raconte à son aimée qu’il a placé des Abacus auprès de « la veuve et de l’orphelin » dans un aéroport. Il est le seul à être nommé dans la plainte de la SEC. Goldman Sachs le défend.

  • Jonathan Egol

Le directeur de Goldman Sachs, 40 ans, est le supérieur de Tourre. Le New-York Times, qui a révélé l’affaire en décembre, l’a présenté comme l’architecte du fond Abacus. Mais ses e-mails sont moins bavards que ceux du jeune Français...

  • Lloyd Blankfein

Lloyd Blankfein est un banquier un peu particulier par son lieu de naissance : il est né dans le Bronx, son père était employé de la poste et sa mère réceptionniste. Doué, il a fait son chemin vers Harvard.

Patron de Goldman Sachs, il gagnait, avant la crise financière, 53 millions de dollars par an. Favorable aux démocrates, il a soutenu financièrement Hillary Clinton aux primaires de 2008. En janvier, interrogé par la commission d’enquête sur la crise financière, il déclarait :

« Nous nous sommes laissés griser par l’écume des marchés. [...] Nous avons cédé à une autosatisfaction qui, après ces événements, ne se reproduira plus de mon vivant. »

  • Carl Levin

Le sénateur Carl Levin, démocrate, représente le Michigan, un Etat dans lequel de nombreux Américains ont perdu leur maison. C’est lui qui préside la sous-commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les conflits d’intérêt chez Goldman Sachs.

Selon le Financial Times :

« Les assistants de M. Levin et ses juristes, qui sont ceux qui tirent les ficelles de chacune des enquêtes de la commission, se voient eux-mêmes plus comme des procureurs que comme des conseillers d’un homme politique. »

Carl Levin, à la tête de sa commission, mène depuis plusieurs années une croisade contre la fraude fiscale, les paradis fiscaux et la corruption.

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Published by lolo sandou - dans coups de gueule
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commentaires

voyance gratuite 26/01/2016 13:14

Bonne ambiance, bonne présentation etc... C’est un régal dans la journée que de venir le parcourir…
Merci d’être ce que tu es, et ne change pas surtout.

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